Après la reprise après sinistre, place à la continuité permanente

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Par Laurent Martini, Directeur Général de Pure Storage

Aujourd’hui, quel que soit le secteur, la panne d’un système informatique est devenue la principale hantise pour de nombreuses entreprises. Ce n’est pas surprenant, quand on sait que, pour 81% des entreprises, une heure de temps d’arrêt peut leur coûter en moyenne 300 000$ ou que les pannes imprévues constituent le troisième plus grand risque pour les entreprises à l’échelle mondiale.

 

Au-delà des répercussions financières causées par les temps d’arrêt, les conséquences à long terme sur la réputation de l’entreprise peuvent aussi être très fâcheuses, la confiance des clients pouvant prendre des années avant d’être rétablie.

 

Dans les années 70, les premières générations de gestionnaires de datacenters ont commencé à comprendre à quel point leur organisation allait devenir dépendante des ordinateurs. C’est dans cet esprit qu’ils ont lancé la notion de reprise après sinistre, qui permet la reprise de l’activité suite à la défaillance d’une ou plusieurs applications liées au stockage, aux bases de données ou au réseau.

 

A cette époque, le service informatique devait informer régulièrement les équipes de chaque interruption : « le service de courrier électronique ne sera pas disponible pendant 3 heures le temps que nous rétablissions le système », ou « la base de données des clients ne sera pas accessible ce jour pour que nous puissions augmenter sa capacité… ». Avec le développement d’Internet et des technologies dans les années 90, la connectivité et la dépendance des entreprises aux systèmes informatiques s’est largement accrue.

De nos jours, pour assurer le traitement des données en temps réel, il est devenu indispensable pour le service informatique d’assurer un fonctionnement continu. Si des incidents peuvent encore avoir lieu en raison de catastrophes naturelles imprévisibles, comme les tremblements de terre ou les inondations, les temps d’arrêt sont désormais plus susceptibles de se produire suite à des erreurs humaines ou des évolutions technologiques.

Pour y faire face, deux disciplines étroitement liées ont émergé : la continuité permanente, portant sur la façon dont l’entreprise peut continuer à fournir ses produits et services en cas d’incident, et la reprise après sinistre, qui privilégie le fait de relancer l’environnement informatique après l’apparition d’un problème.

Au début des années 90, le haut débit n’était pas encore répandu et encore moins abordable. Les responsables informatiques ont donc dû construire des répliques redondantes de leurs environnements informatiques, en supplément de leurs infrastructures hautement disponibles. Il ne s’agissait pas simplement d’une décision commerciale :  les organismes de réglementation de nombreux secteurs exigeaient que les entreprises fournissant des services critiques intègrent des mesures d’urgence appropriées dans leur environnement informatique. Les méthodes pour remettre les systèmes en service devaient être rédigées, distribuées au sein des entreprises et, plus important encore, appliquées à la lettre, compte-tenu des pertes financières potentielles encourues suite à une interruption d’activité, même de quelques minutes.

Malgré ce système de protection, lorsqu’un incident survenait, de nombreuses entreprises préféraient tenter une réparation ponctuelle plutôt que de recourir à une solution de reprise après sinistre. Cette dernière était en effet considérée comme une solution de dernier recours, compte-tenu de la complexité du retour à un fonctionnement normal après la restauration de l’élément ou du service défaillant. Ce dilemme du “rester ou partir” contribuait à retarder considérablement la reprise des services des entreprises.

 

Les choses sont restées ainsi jusqu’au développement du cloud et à l’émergence d’une économie connectée en permanence, nécessitant un accès et un traitement des données en temps réel.

La reprise après sinistre traditionnelle – en particulier la récupération des données en cas d’urgence, ainsi que les coûts et les retards potentiels qui y sont associés – est une préoccupation pour presque toutes les organisations. Dans notre monde toujours connecté, ces méthodes de récupération sont devenues pourtant obsolètes.

 

Aujourd’hui, les organisations peuvent bénéficier de solutions de continuité permanente abordables, privilégiant une approche synchrone active / active afin que les données puissent rester disponibles simultanément sur deux sites. Si un site tombe en panne, l’activité continue de façon transparente sur le second site. Cela garantit une expérience utilisateur ininterrompue grâce à une gestion multisites partagée qui redirige automatiquement le trafic en cas de défaillance. Les objectifs de temps de reprise (RTO) et objectif de point de reprise (RPO) disparaissent ainsi de la liste des préoccupations des DSI.

 

Ainsi, pourquoi les entreprises devraient-elles payer des systèmes de données entièrement redondants et rarement utilisés, alors qu’il existe maintenant des solutions beaucoup plus simples, agiles et efficaces, telles que la continuité permanente ?

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