Les nouvelles technologies et les bonnes causes, un duo d’avenir !

Par Gonzague de Cussac, Consultant Avant-vente chez Unit4

En France, en Europe et jusqu’aux confins de la Terre, les Organisations à but non lucratifs interviennent chaque jour pour aider les populations et leurs environnements à vivre dans des conditions acceptables. Pourtant, à l’ère des scandales financiers qui ont touché certaines d’entre elles, les donateurs se font de plus en plus rares en France (*étude de Kantar Public pour France Générosités, Octobre 2018). Les ONG doivent donc redoubler d’efforts pour mieux gérer leurs fonds. Les nouvelles technologies, comme le deep learning, l’intelligence artificielle ou encore les chatbots – peuvent les y aider concrètement.

Les cas pratiques d’utilisation du deep learning et de l’IA sont nombreux : l’analyse automatisée et la vérification automatique des données, les robots à commande vocale, et tant d’autres… Par-dessus tout, ces technologies ne permettent pas seulement aux ONG de mieux gérer leur fonctionnement et dons, mais aussi d’offrir aux donateurs la possibilité – toujours trop rare – de tracer l’utilisation de leurs donations et ainsi d’avoir une plus grande confiance en l’organisation qu’ils soutiennent.

L’analyse automatique de données, ou comprendre pour mieux gérer

Dans le cas des organisations à but non lucratif financées par des dons, l’analyse automatisée des données peut être le premier pas pour s’assurer – et en assurer ses donateurs – de la bonne gestion d’une organisation. Largement utilisées dans les entreprises privées, les nouvelles technologies apportent aux ONG de nombreuses possibilités : visualiser automatiquement la répartition géographique de dons, suivre les exceptions pour remarquer immédiatement si une région est en retard par rapport aux objectifs, ou encore déterminer l’origine et la cause d’une déviation en explorant les régions où la masse des dons sont faibles.

Les équipes internes peuvent bénéficier de telles analyses sans effort du fait de leur automatisation intégrale. L’intelligence artificielle permettra par exemple d’aviser que « 80% de la déviation provient de la campagne A, dont les dons promis n’ont pas été reçus ». Un tel niveau d’information simplifie l’étude de problèmes spécifiques. Et tout le temps que l’on y gagne peut alors être consacré à résoudre les problématiques profondes et fluidifier le fonctionnement des organisations.

 

La vérification automatique de la saisie de données, ou comment éviter les erreurs

La fin de l’année est également pour les ONG la période des prévisions. Celles-ci se reposent sur les données de l’année en cours saisies manuellement par de nombreux collaborateurs. En cas d’erreur, les systèmes dotés d’intelligence artificielle ont la possibilité de faire parvenir automatiquement et instantanément à l’utilisateur une notification l’invitant à revérifier les données saisies, sans qu’il soit nécessaire de définir et programmer des règles spécifiques. Ainsi, les nouvelles technologies contribuent à améliorer la qualité des données nécessaires aux prévisions et faciliter le fonctionnement d’une ONG.

Les logiciels les plus modernes vont même jusqu’à créer des prévisions à destination des équipes financières. Les données proviennent de chiffres historiques et d’informations contextuelles pertinentes. Grâce à un tel niveau d’automatisation, les salariés des ONG pourront se focaliser sur l’analyse et l’interprétation des données afin de produire les recommandations qui aideront l’organisation à améliorer ses performances.

 

Les chatbots pour rendre l’information accessible à tous

On estime que demain, des interfaces à commande vocale, sous la forme de robots, prendront en charge de nombreuses tâches. On sait par exemple déjà que les remontées de notes de frais et le pointage des heures peuvent être automatisés. Mais 2019 promet d’être l’année où les agents conversationnels assumeront de nombreuses tâches financières, y compris dans les ONG où ils peuvent apporter une garantie de transparence précieuse. Les chatbots ont également la possibilité de fournir des rapports relatifs aux dons et les deltas d’une région ou d’une division. Leurs utilisateurs communiquent avec le système sans avoir à employer l’interface graphique d’un système complexe d’entreprise. De même, les donateurs peuvent avoir accès à un chatbot spécialement conçu pour leurs besoins, où ils pourraient suivre leurs donations, accéder aux rapports et informations afin de les rassurer sur le bon usage de leur donation, la confiance étant au cœur de la démarche des ONG.

 

C’est l’avenir du secteur. Les ONG doivent gagner en efficacité grâce aux technologies intelligentes et vocales qui permettront à leurs bénévoles et collaborateurs d’accomplir leurs tâches même lors d’un trajet en voiture, dans un village coupé du monde ou au milieu d’un désert. Les utilisateurs qui n’ont pas d’accès au système de l’entreprise – comme bénévoles ou encore donateurs – pourront eux aussi trouver rapidement les informations dont ils ont besoin, en obtenant des réponses rapides et pertinentes. Les possibilités des nouvelles technologies sont inépuisables : il est temps que leur mise en place soit généralisée, pour plus de transparence dans ces organisations que presque un Français sur deux soutient chaque année.

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