Les 5 conseils des experts invités à l‘événement Mate mon échec

Conseil n° 1 : Le succès se mesure au nombre d’échecs

zhQ_VNGEFrançois Bracq, Responsable développement Start-up et partenariat chez Google

Chez Google, les équipes doivent rendre compte chaque trimestre de leurs échecs. L’objectif est de se planter et de se planter vite car “sans échec, pas d’innovation” explique François Bracq qui prône une culture du Fail Fast. Un exemple récent intéressant : Google+ qui a fermé et s’est avéré un gros échec, mais dont est née une technologie intégrée dans Google Photos,qui cartonne : tout échec est relatif !

 

Conseil n° 2 : Les erreurs au boulot, mieux vaut les partager que les cacher 

Laure_Wagner_portrait.jpgLaure Wagner – Culture Captain de Blablacar et fondatrice de 1km à pieds 

En 2013, alors que la start-up lève 100 millions de dollars et s’apprête à grandir très rapidement, la question de la culture et des valeurs de l’entreprise se pose. “Échoue, apprends et réussis” est alors choisie par les collaborateurs et rentre dans leur langage quotidien. Chaque jour, les équipes se partagent leurs “FLS (Fail – Learn – Succeed)” : cela permet de relativiser ses échecs, se déculpabiliser et tirer des leçons. “On apprend aussi beaucoup des erreurs des autres” souligne Laure. Ce mantra s’applique aussi (et avant tout) aux fondateurs qui partagent eux aussi leurs échecs.

 

Conseil n°3 : Analyser chaque échec pour le comprendre en profondeur

y.jpgDeborah Rippol, Responsable Talents & Recrutement chez Alan

La recette du succès d’Alan ? Libérer la parole sur l’échec, avec des feedbacks réguliers, transparents et bienveillants et organiser des “post-mortem” pour faire le bilan et tirer les apprentissages des expériences qui n’ont pas fonctionné. La méthode infaillible : se demander au minimum 5 fois pourquoi pour comprendre les raisons profondes d’un échec. Cela s’applique même au recrutement : “Quand il nous arrive de faire une offre d’emploi à un candidat qui la refuse, nous sollicitons un feedback avec lui pour comprendre comment nous améliorer”.

 

Conseil n°4 : Être conscient de ses fragilités permet de mieux innover

download.jpgErwan Deveze, Auteur et Consultant en Neuroleadership & Neuromanagement

Je me méfie des succès… car au niveau cérébral, quand tout va bien, on s’endort. Ne jamais rien prendre comme acquis et se remettre quotidiennement en question est primordial pour continuer d’apprendre et innover. Les dirigeants doivent aussi exposer davantage leurs vulnérabilités et fragilités : cela permet de casser les injonctions contradictoires parfois vécues au travail (mise en avant du droit à l’erreur d’un côté et sanctions de l’échec de l’autre), de désinhiber les salariés et les encourager à se lancer de nouveaux projets.

 

Conseil n°5 : Le droit à l’erreur a ses limites

Charles_de-Fréminville-_FUN-e1557146916919.jpgCharles de Fréminville, CEO & co-Fondateur de Bloom at Work

Les erreurs peuvent avoir différentes causes (erreur volontaire, d’inadvertance, due au process, anticipée, ou exploratoire…). Il faut distinguer les erreurs acceptables de celles qui ne le sont pas : pour que le droit à l’erreur fonctionne en entreprise, il est important d’expliciter les règles du jeu à tous les collaborateurs. En particulier, en référence au mantra “Fail Fast” de certaines sociétés, “Rater vite c’est bien, rater bien c’est mieux” : toute entreprise encourageant l’innovation et donc les éventuelles erreurs exploratoires en découlant, est responsable d’anticiper le volet humain. Si des projets sont arrêtés ou que des activités ferment, que deviendront celles et ceux qui les ont menés et développés ?

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